Promenades d'hier à demain

Nos racines sont les bourgeons, les feuilles et les fleurs à ... venir. Mons-en-Barœul a connu une greffe et un déplacement de son cœur, un élargissement de ses artères, une modification de ses poumons de verdure, les changements de ce tissu urbain laissent parfois de profondes cicatrices.


Vous pouvez vous promenez de différentes façons dans ce site.
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Bonne découverte et merci de vos commentaires et appréciations.
Ce site est géré par l'association Eugénies, il reprend des textes et des photos de Jacques Desbarbieux et Alain Cadet.
Ci-contre : L'arbre en béton de Robert Mallet-Stevens et des frères Martel sur la nouvelle place en face de la salle Allende. Image de synthèse © 

La rue Emile Zola devient une avenue




Au milieu des années 1950, on s’apprête à élargir la rue Émile-Zola et à la rebaptiser « avenue », une fois les travaux effectués. Les carrefours avec la rue du Général-de-Gaulle (en haut) et les rues Jean-Jacques-Rousseau, Mirabeau et Parmentier (en bas), vont être revus. Le journal qui publie l’information va même jusqu’à indiquer le futur tracé des rues avec des pointillés. En haut, la magnifique maison qui faisait l’angle a laissé la place à un petit parking. En bas, il ne reste, en 1954, que quelques vestiges de la ferme Pottier récemment démolie. Et le virage qu’on nous prédit tout droit pour plus de sécurité reste toujours visible aujourd’hui. Quant au paysage monsois à l’arrière-plan, où trônent désormais de grandes tours issues de la construction de la Ville Nouvelle, il a bien changé.


Les documents originaux parus dans Nord Eclair


Le texte de la légende était le suivant :
Nous avons signalé, dans une précédente édition, que la municipalité avait envisagé la réfection de la rue Emile Zola. Ce programme de réfection sera complété par l'aménagement de l'important carrefour formé par les rues E. Zola, J.J. Rousseau, Mirabeau et Parmentier. Comme on peut le voir sur notre cliché, la rue E. Zola sera prolongée vers la rue Parmentier (côté gauche sens Lille-Mons), par l'incorporation dans la chaussée d'une partie de l'ancienne ferme Pottier et sur le côté droit, par la mise à l'alignement depuis l'angle de la rue Mirabeau, de la propriété Coléatte.


La légende : Dans son programme d'aménagement des carrefours, l'administration municipale n'a pas oublié le dangereux carrefour formé par les rues du Général de Gaulle, Emile Zola et Alexandre Delemar. Cette dernière sera prolongée jusqu'à la rue de Gaulle, à hauteur du premier pylône de tramway par la suppression de la pointe de la propriété du " Relèvement par le travail ", 8 rue du général de Gaulle. Une borne lumineuse sera installée face à la pharmacie Rollier pour permettre une circulation normale dans les sens Lille-Mons et Mons-Lille par les rues Zola et Delemar. Grâce à cet aménagement les " rencontres imprévues " seront réduites au minimum.


La photo ci-dessous du carrefour de l'entrée ouest de Mons-en-Barœul, dit du Lion d'Or, date des années 1950. On voit au fond le château blanc connu aussi sous le nom de château Kaufman, avec au niveau de la flèche rouge l'entrée de la rue Emile Zola. Cette flèche a été tracé par Henri Chomette, l'architecte de la Zup de Mons-en-Barœul. Un autre architecte est présent sur ce document, c'est Gabriel Pagnerre dont on voit à gauche la maison-atelier, au niveau du lampadaire. Celle-ci a été détruite lors des travaux de réalisation de la voie rapide, en 1982. Ce bâtiment datait de 1910 et avait servi d'atelier de bonneterie.


Le Château Briand rue Chateaubriand


Le Vert Cottage de Gabriel Pagnerre


Le tissage Ply et Faure, rue Pasteur

En juin 2014, nous avons pu compléter la série des cartes postales de cet établissement. Elles sont reproduites ci-dessous, ainsi que sur le site des cartes postales de Mons-en-Barœul.

La série complète, éditée par Pottier Hallez (Edition P.H.), avec la double marque ELD (Ernest Le Deley) du tissage A. Ply et Faure Frères est enfin rassemblée. Ce sont 2 nouvelles cartes inconnues qui viennent d'être découverte. Nous reproduisons ci-dessous l'ensemble des 6 cartes. Il existe aussi une carte postale avec l'entête du tissage Lechartier, qui succédera à cette entreprise de la rue Pasteur à Mons-en-Barœul. Collection privée ©.








Une page (n° 16), visible ci-dessous, a également été consacrée à cette entreprise, dans la brochure " Le centenaire de la guerre 1914 - 1918 à Mons-en-Barœul " publiée par l'association Eugénies sous la plume de Guy Selosse et Jacques Desbarbieux en novembre 2014.

Le document ci-dessous, qui date du 7 avril 1952, témoigne de la persistance d'une activité textile à cet endroit. La société de vente des tissus Carthier qui y est installée, venait alors de porter son capital de 2,4 millions à 3 millions de francs.


Les écoles Guynemer et Rollin


Une ancienne brasserie

De nouveaux changements sont intervenus dans ce quartier. L'agence immobilière était devenue une agence d'intérim " Leader Intérim " avant de déménager sur Lille. Une orthoptiste Elise Boulmeau fut présente quelques temps, à la place du salon de coiffure Kriss, avant de s'installer rue Corneille après un détour par Roncq, alors que ce local devenait une maison de pompes funèbres. Annonce d'un déclin de l'activité commerciale de ce secteur ? Une autre enseigne " L'artisan lunetier ", celle du magasin d'optique fondé par Daniel Lefevre et repris par Gonsague Souillé allait fermer définitivement fin mai 2016. Il reste à proximité de deux banques, le Crédit Mutuel et le Crédit Agricole le photographe Diaph 16 de Benoît Musslin .



Le mystère de Saint Pierre


Les vernis Claessens


Ci-dessous une vue des différentes usines, dont celle de Mons-en-Barœul sur une quittance avec son timbre fiscal, datée du 30 juillet 1932, avec un agrandissement de la partie gauche. Les autres établissements sont à Cologne-Braunsfeld en Allemagne et Milan-Precotto en Italie. La maison mère, la Société Anonyme des anciens Etablissements Claessens frères & Co est à Anvers en Belgique.





Sur l'entête de cette lettre on découvre comme référence la mention : Fournisseur des chemins de fer de l'Etat. L'usine principale et le siège des vernis Claessens sont à Anvers en Belgique et les succursales à Cologne en Allemagne et Mons-en-Barœul.

 

Au dos de ce bidon de vernis fort pour tables on découvre les 4 illustrations avec les usines d'Anvers, Milan, Cologne et Mons-en-Barœul.



Une carte des nuances





L'épicerie de la rue des prés fleuris



Le cabaret vert, reproduit ici sur une peinture par Albert Lebon, tenait son nom des couleurs des boiseries de sa façade. Une autre appellation étonnante de " Much t'in dos " est restée dans les mémoires. Tour à tour, diverses activités commerciales ont été exercées dans ce lieu, car outre un estaminet, ce fut un marchand de légumes et un fleuriste. Le fleuriste était de la famille Buysse, ceux qui avaient un autre commerce identique rue du Général de Gaulle, là où se trouve maintenant " Les Charmilles ", l'accueil de jour Alzheimer.  Ce terme médical éveillera t-il d'autres souvenirs ? Ce dont on se souvient, c'est que carrefour était fréquenté par de nombreux acheteurs qui y trouvaient également une boucherie et une épicerie, mais peu de stationnement. Il est maintenant possible de s'y garer, car cette maison a été détruite pour laisser place à un parking ... mais plus pour se rendre dans les magasins qui ont tous disparus !

Des vins Tiers au vétérinaire