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La corroierie et bourrellerie de Charles Deroy







Le Saint Mathias




Le premier cabinet de l'architecte Gabriel Pagnerre




La droguerie Dallenne rue Daubresse Mauviez



Le 20 avril 2024, Alain Cadet nous a présenté une suite à cette histoire


Nous sommes quelques années après-Guerre. La rue Daubresse-Mauviez, l’artère principale de ce bourg de 10 000 habitants vient tout juste d’être rebaptisée, rue de Gaulle. C’est le poumon commerçant de cette commune à vocation rurale. Les boutiques se pressent de chaque côté de la chaussée. On y trouve de tout. Au 130, c’est la droguerie François Dallenne. Ce n’est pas encore la mode, mais on peut y acheter en vrac les produits indispensables à l’entretien de la maison : le savon noir ou de Marseille, l’eau-de-Javel, les cristaux de soude, la térébenthine. On y trouve aussi les balais, les papiers-peints et les insecticides. Sur la vitrine, on peut lire : « Brosserie, Droguerie, Parfumerie » et sur l’enseigne : « Peinture, Vitrerie ». Sur le pas-de-porte du magasin, monsieur Dallenne pose fièrement avec toute sa famille.



Aujourd’hui, le magasin est devenu un commerce « Brocante et Vintage ». On peut y négocier de vieux objets en bon état, en attente d’une seconde vie. Le commerce a eu, lui aussi, plusieurs vies. Après la droguerie on y a vendu des bijoux fantaisie. Puis, c’est devenu le local d’un plombier. Juste avant, c’était un cabinet d’architecture. La population de la ville a été multipliée par trois par rapport aux années 1950 mais cela n’a pas dynamisé le commerce… bien au contraire ! La concurrence des grandes surfaces et le nouveau métro ont déplacé l’activité commerciale vers les zones dédiées de la périphérie métropolitaine ou le centre de Lille. Les magasins de la rue du général de Gaulle ont fermé pour la plupart et leurs locaux sont devenus des lieux d’habitation. Ce commerce est une exception. Sur le pas-de-porte du magasin se trouvent Gabriel Levieuge, architecte, l’ancien utilisateur du local et Sabrina Mehdi, la nouvelle gérante du magasin de brocante.





La villa St Luc de Gabriel Pagnerre




Une ancienne brasserie


Florimond Delmer est une figure peu connue de Mons-en-Barœul, nous savons qu'il fut directeur de l'école communale des garçons pendant 23 années de 1849 à 1904.

Depuis la publication de cet article, où le nom de Florimond Delmer a été à nouveau écorché, de nouveaux changements sont intervenus dans ce quartier, prémices vraisemblables aux vicissitudes d'un monde en perpétuel évolution. L'agence immobilière était devenue une agence d'intérim " Leader Intérim " avant de déménager sur Lille. Une orthoptiste Elise Boulmeau fut présente quelques temps, à la place du salon de coiffure Kriss, avant de s'installer rue Corneille après un détour par Roncq, alors que ce local devenait une maison de pompes funèbres. 

Est-ce un mauvais présage de l'annonce d'un déclin de l'activité commerciale de ce secteur ? 

Une autre enseigne " L'artisan lunetier ", celle du magasin d'optique fondé par Daniel Lefevre et repris par Gonsague Souillé allait fermer définitivement fin mai 2016. Il reste à proximité de deux banques, le Crédit Mutuel et le Crédit Agricole le photographe Diaph 16 de Benoît Musslin .


Une figure de la rue du Général de Gaulle vient de disparaître.

Un article paru dans la Voix du Nord sous la plume d'Alain Cadet, le vendredi 11 janvier 2019

Pierre Parent, est né dans la rue du Général de Gaulle. Il y aura passé toute sa vie. Il vient de décéder, le 8 janvier, à l’âge de 96 ans. Pierre était la mémoire de la rue… voire de la commune. Il a côtoyé tous les anciens habitants de la vieille ville à partir des années 30. Il a bien connu l’allumeur de réverbères qui venait enflammer, chaque soir, le lampadaire qui existe toujours,  juste à côté de sa maison. Il a été le témoin du départ au front de Marcel Pinchon – le héros monsois du début de la Seconde guerre - car il militait au sein des jeunesses catholiques avec ses jeunes frères et était un familier du domicile de la famille Pinchon. Au collège, il s’est révélé être un élève brillant. Ses professeurs lui promettaient une grande carrière. Mais les événements politiques devaient en décider autrement. 


En 1936, alors que le carnet de commandes de son père – qui était électricien – était plein, les chantiers restaient au point mort car tous les ouvriers étaient en grève. Extrait du collège à cette occasion, Pierre fut amené de fil en aiguille à reprendre l’affaire familiale. Elle devint un véritable succès. Son vaste magasin de matériel électrique, électroménager, radio et télévision de la rue du Général de Gaulle a été incontournable jusque dans les années 80.

Pierre jouait aussi au football. Il a fait les beaux jours, après-guerre, de « La Fraternelle », puis du « Red Star Olympique Monsois ». Le club existe toujours sous l’intitulé « FC Mons ». Ainsi le plus ancien joueur de ce club, vient-il avec lui, de disparaître. Pierre était un voisin très affable et avait beaucoup d’humour. Il avait toujours une histoire à raconter – toujours drôle et parfois impertinente –. Dans le Haut de Mons, cet ancien, Pierre était incontournable. Il aura passé toute son existence dans cette maison et dans cette rue qu’il chérissait tant. La mort vient de le soustraire à l’affection de ses proches. Il laisse un grand vide dans sa famille et dans le cercle de ses voisins.


Ses funérailles eurent lieu le samedi 12 janvier 2019 à 14h30 à l’église Saint-Pierre de Mons-en-Barœul.

Le mystère de Saint Pierre




Des vins Tiers au vétérinaire


Les différents bureaux de poste





Le bureau de postes de Mons-en-Barœul a déménagé à plusieurs reprises. Cette vue avec les préposés et leurs vélos posés contre la façade date forcément d'avant 1940. En effet on distingue sur la gauche la boulangerie Canis-Janssens qui a été détruite dans le bombardement du 28 mai 1940. Comme ce bureau a été construit en 1932, on a donc une marge étroite de datation de 8 ans. Actuellement c'est le siège de la circonscription d'action sociale. Voir pour plus de renseignements le livre Regards Croisés Mons-en-Barœul aux Editions Alan Sutton aux pages 36 et 37.


Cette vue est certainement la plus étonnante si l'on évoque le nouveau bureau de postes de Mons-en-Barœul, c'est effectivement à cet emplacement qu'il a été bâti ! Les militaires allemands qui effectuent les moissons durant la première guerre mondiale, n'imaginaient certainement pas cette suite ...

La vielle poste de la rue du Général de Gaulle

Un article d'Alain Cadet dans la série Avant-Après, paru le samedi 16 juillet 2022, dans l'édition de Mons-en-barœul de la Voix du Nord complète ce sujet.


MONS-EN-BARŒUL. Nous sommes quelques mois avant la Seconde Guerre mondiale. Devant le bâtiment postal, les employés de cette noble administration, qui date du roi Louis XI, posent fièrement. Parmi eux, il y a au moins trois facteurs dont les vélos sont appuyés sur le mur. À gauche du bâtiment, se dresse la boulangerie Canis-Janssens. Elle va bientôt être détruite totalement dans le bombardement du 28 mai 1940. À cette époque, le magnifique édifice à la façade Art déco, construit en 1932, est au sommet de sa splendeur. Il fut considérablement dégradé lors de ce même bombardement du début de la fin mai de la Seconde Guerre mondiale.


La Poste continuera à y fonctionner jusqu'en 1972. La construction du Nouveau-Mons implique un glissement du centre-ville vers le nouveau quartier. La mairie, toute proche, et la Poste, déménagent avenue Robert-Schuman. Aujourd'hui, le bâtiment, amputé de quelques morceaux, abrite un établissement hospitalier : le Centre médico-psychologique qui dépend de l'Établissement public de santé mentale.


Treize personnes y travaillent. Elles reçoivent les enfants et les adolescents des communes de Mons-en-Barœul. Ronchin et Faches-Thumesnil. La boite postale jaune qui reste sur le mur est une sorte de clin d'œil à l'activité passée. Plus aucun facteur à l'horizon et lorsqu'il passe un cycliste, il est équipé à l'image des coureurs du Tour de France.

A. C. (CLP)



MONS-EN-BARŒUL. Érigé en 1932 au cœur du bourg historique, l'ancien bureau de Poste de la ville va y prospérer pendant une quarantaine d'années. En 1930, la commune compte 8 000 habitants. C'est un gros bourg rural tourné vers l'agriculture. Mais la proximité de la capitale des Flandres et la ligne de tramway Lille-Roubaix qui la traverse, concourent au développement de cette commune péri-urbaine. Le parcours du tramway emprunte la rue du Général de Gaulle. C'est l'artère commerçante de la ville. Au milieu, se trouve la mairie avec, juste en face, l'arrêt du tramway. C'était une bonne idée que d'installer le bureau de poste, juste à côté. Ce sera chose faite, dès 1932.

 

C'est un bâtiment moderne dans le style Art déco. C'est l'époque où les facteurs se déplacent encore à pied, mais, à la Poste de Mons, on est d'avant-garde ! Les facteurs ont été dotés de cet engin moderne qui s'appelle la bicyclette. A cette époque, la Poste est en plein développement. Elle vient de franchir le cap des 100 000 agents. On écrit beaucoup. Des lettres, mais aussi des cartes postales que livrent les facteurs à vélo ou que l'on dépose dans les boîtes aux lettres bleues de l'administration.

 

Quand c'est très urgent - C'est souvent une mauvaise nouvelle - On dicte le message à l'employé(e) du télégraphe. Il sera porté à son destinataire par le facteur, sous la forme d'un petit pli bleu.

 

UN DÉMÉNAGEMENT LIÉ À L'URBANISME DE LA COMMUNE

 

Le téléphone est très rare chez les particuliers. Pour passer un appel et joindre son interlocuteur, la plupart des gens doivent se rendre au bureau de Poste, avec son employé(e) et son standard à fiches. La Poste est aussi, avec le compte chèque postal, devenue une sorte de banque pour les familles modestes. Le 28 mai 1940, survient un événement fâcheux. Le quartier est bombardé par l'aviation allemande. La boulangerie Canis-Jansens, voisine, est totalement soufflée par une bombe. Le bâtiment postal subit de sérieux dégâts. Il continuera à fonctionner, tant bien que mal, pendant toute la durée de l'occupation.

 

Le 22 septembre 1944, en même temps que la mairie, la Résistance locale « libère » la Poste.


Dans les années 1950, un nouveau quartier, les Sarts, relie le Haut et le Bas de Mons. La tournée des facteurs s'agrandit. La décennie suivante, la construction de la ZUP parachève la transformation de cette commune rurale en ville. Mons frise les 30 000 habitants. La Poste est en plein « boom » ! Mais avec la construction du Nouveau Mons, l'urbaniste a prévu un schéma selon lequel la mairie et la Poste doivent déménager pour s'installer dans le nouveau quartier. Le bureau de Poste est transféré avenue Robert-Schuman en 1971. A. C. (CLP)


La rue Pasteur




La pharmacie de Paul Parsy


Ce carrefour de l'ancienne route de Roubaix, devenue rue Daubresse-Mauviez, puis rue du Général de Gaulle a servi d'illustration pour la couverture du premier ouvrage publié sur la ville de Mons-en-Barœul. 


Sur la carte postale qui date de 1910, on constate outre la pharmacie de Paul Parsy à gauche, à l'angle avec l'avenue de la sablière, l'estaminet Castille à droite à l'angle avec la rue Mirabeau, qui a eu une autre enseigne A Crusoé.

Plusieurs commerces se sont succédés à cet emplacement, c'est ainsi que l'estaminet est devenu un  magasin de meubles avant d'être transformé en maison particulière. Alors que les constructions voisines ont abritées une boucherie, un magasin de jouets puis une auto-école.


Le carrefour des rues de la sablière, Mirabeau et du Général de Gaulle un jour de pluie en 1963. Au fond, le monument aux morts qui a pris la place de l'ancien bâtiment des douanes est noyé dans la brume. Un magasin de meubles a succédé à l'estaminet.


Le Calvaire à l'entrée de la Brasserie de Mons-en-Barœul

L'article reproduit ci-dessous fait partie de la série " Mons Avant - Mons Après " écrite par Jacques Desbarbieux pour le bulletin Histo-Mons de l'association historique de Mons-en-Barœul, lorsqu'il était président-fondateur de cette association. Depuis la rédaction de ce texte ce quartier a été très profondément modifié. L'habitation des brasseurs Waymel située en face s'est vue adjoindre une extension pour la société de restauration Api. Ce secteur est devenu une zone d'activité artisanale suite au départ du site d'impression de la Voix du Nord.

Le cliché ci-dessous a été pris par Gustave Scrive qui demeurait en face de la maison du gardien de la cartonnerie Goossens. Quelle vue surprenante de découvrir cette construction dissimulée au milieu des arbres avec le calvaire et l'ancien panneau indicateur Michelin. L'allée boisée, située derrière cette maison, était l'ancienne entrée qui conduisait à la Brasserie de Mons-en-Barœul.


Un article paru dans la Voix du Nord le samedi 5 janvier 2018 sous la plume d'Alain Cadet reprend cette vue croisée sous le thème " Avant - Après ".