La Maison " La Mère et l'enfant "

 


Cette belle demeure située non loin du Château Vandorpe, dont une aperçoit la tourelle sur la droite, a connu plusieurs destinations. Ce fut un temps la Maison de " La Mère et l'enfant ". On découvre ici la façade côté parc. 

Le Docteur Jacques Desbarbieux qui a eu pendant quelques années son cabinet médical juste à côté au n° 11 rue du Général de Gaulle a bien connu cet établissement à l'époque où il était occupé par un foyer de jeunes filles.


Cette construction est située dans un secteur très végétalisé et arboré, l'arrière de son parc donne sur celui des Franciscaines, une allée mitoyenne dite des fleurs au n° 13, longe la propriété.

C'est le 1er juillet 1947 que l'Association " Le Relèvement par le travail " voit le jour à l'initiative des grandes familles industrielles du Nord de la France, notamment Thiriez et Catry. Dans cette période d'après guerre il s'agit de s'adresser à un public féminin et en particulier à des femmes sortant de prison. Ce lieu fut le premier Foyer " La Mère et l'enfant " fondé en 1953, avant son transfert à Lille en 1976, rue Brûle Maison. 

L'action se poursuit, toujours orienté vers les publics féminins, avec un nouveau nom Solfa, qui signifie Solidarité Femmes Accueil, en conservant cet ADN le projet de l'association s'est élargi aux diverses problématiques rencontrées par des femmes majeures et mineures, seules ou en couples, avec ou sans enfants.

Situé dans un secteur parc au 15 rue du Général de Gaulle, cette grande demeure fut égalent le siège d'une MECS, une structure faisant partie des Maisons d'Enfants à Caractère Social, celle de Mons-en-Barœul ayant le nom de Foyer Spriet, en référence au Bâtonnier Spriet, qui sensibilisa le monde judiciaire à cette problématique.

Cette bâtisse renaît avec une autre raison d'être, comme le relate l'article paru dans la Voix du Nord le mercredi 25 février 2026. Beaucoup de belles demeures et châteaux ont malheureusement disparu du paysage monsois, et il est heureux de voir une partie de ce patrimoine préservé.


Le 15 de la rue de Gaulle abrite l’une de ces belles villas qui font le charme du Haut de Mons. Demain, cette bâtisse abritera le siège national d’une des filiales d’ICM, puissant groupe multiactivités, propriétaire du restaurant étoilé Le Cerisier dans le Vieux Lille.


Elle n’a pas le charme des maisons Pagnerre, mais n’en manque pas moins. Si on ne connaît pas précisément l’histoire de cette grande demeure, entourée d’un beau parc, comme la plupart des villas de ce secteur de Mons, jadis rural, elle a sans doute été la propriété d’un riche industriel, de Lille ou de Roubaix. Plus récemment, le 15 de la rue de Gaulle était occupé par l’association à vocation sociale La Sauvegarde du Nord, qui y gérait un foyer pour adolescents. Jusqu’à ce qu’elle décide, il y a environ deux ans, de recentrer toutes ses activités à Hellemmes.


La Sauvegarde a alors mis en vente cette villa qui n’a pas tardé à aiguiser des convoitises. Et a ainsi attiré l’attention du puissant groupe ICM. Ce groupe, qui a son siège en Seine Saint-Denis, a été créé par un Mayennais, Claude Marquet. Fort de 1 300 collaborateurs, il est multiactivités, avec des pôles production, ingénierie, wellness (salles de sport), patrimoine (promotion et foncière), et une filiale « terre et saveurs », qui regroupe un vignoble, des terres en agriculture raisonnée et… deux restaurants dans la région. C’est en effet ICM qui est propriétaire du restaurant étoilé Le Cerisier, avenue du Peuple-Belge à Lille, mais aussi de la table bistronomique L’Atelier du Cerisier, au Louvre-Lens. Le groupe est présent en France mais aussi en Belgique, en Italie et en Roumanie.


Des meublés pour les collaborateurs


Le 15 de la rue de Gaulle accueillera le siège de son département Patrimoine, spécialisé dans le portage foncier et les projets immobiliers au niveau national, soit dix collaborateurs à demeure, dont les bureaux seront aménagés dans une extension à l’arrière de cette maison de maître. La bâtisse elle-même sera divisée en trois logements d’habitation et sept logements meublés, destinés à héberger des salariés en missions longues. Elle sera aussi en capacité d’accueillir des séminaires.